Bon je me lance, je me suis rendue compte en écrivant, que je pouvais trés bien en faire un one shot... Donc voilà le tout premier publié... voilà. Le "je" représente Aoi, le chanteur d'Ayabie.
"En ce jour de décembre, je pense à mes fans, je pense à moi. Je pense à eux. Je pense à tous ceux qui aimeraient qu'on sache qu'ils existent. Mais je pense aussi à ... T0i...
Il fait frais dehors, pas froid.
Il fait beau, pas de nuage, c'est un temps comme je les aime...
Un beau froid, un beau soleil...
A l'image de ma vie en fait.
Ma vie parfaite, ensoleillée... Mais un coeur froid...
Peut-être, es-tu trop loin? Peut etre ai-je attrapé froid le jour où je suis parti. Le jour où je t'ai quitté...
Non le jour où il a fallut que je parte.
Tu sais, parfois la vie te suplie de faire quelque chose, telle une demande muette, tu le sais au fond de toi, que si tu le fais, tout changera... Rien ne pourra recommencer comme avant...
Lors de mon premier concert, en tant que fan, je me suis senti, heureux, bien dans ma peau! Comme une revelation... C'est à partir de cet instant que ma vie a commencé à changer, je crois.
Tu ne comprenais pas que, pour moi, chanter devenais semblable au lycée pour toi. Vitale.
Toi qui étais sencée m'aimer, tu ne croyais pas en mes rêves... Toi qui étais sencée m'épauler, tu ne faisais que me démoraliser... Alors, le jour où ma vie m'a suplié d'avancer, mais pas dans le sens que tout le monde attendait, mais dans celui que moi, et moi seul désirais... Je l'ai fait... Parce que je devais le faire...
Je suis parti... te laissant derriere moi, toi et tes remarques, toi et tes baisers, toi et moi... Toi et mon coeur...
Vois-tu où j'en suis désormais?! Vois-tu à quel point je me sens bien? Vois-tu à quel point je suis heureux de ce que je suis?
Bien sur que tu le penses... comme tout le monde le pense...
Tu vois!? Toi qui étais la personne qui me connaissait le mieux, celle à qui je ne pouvait rien cacher... Maintenant, tu es comme les autres... tu ne me connais plus... Sinon tu saurais, à quel point je me sens seul en rentrant chez moi. A quel point parfois la célébrité peut peser sur mes épaules... A quel point les gens comptent sur moi... alors que je ne suis qu'un être humain... Avec ses humeurs, ses sentiments et ses réactions... ses douleurs, ses blessures et ses peines.
Lorsque je t'ai revu par hasard, mon coeur s'est comme réveillé! Il s'est remis à battre...
Mais en venant te parler, le sourire aux lévres, les battements se sont fait plus rapides, plus forts, faisant plus mal que jamais. Car je l'ai vu, lui aussi venant vers toi... te prenant la main...
Tout d'abord génée, tu nous as présenté.
"Voici Sato, un ami. Et voici Haru, mon fiancé."
Un ami, un ami... Je n'étais plus que ça pour toi... Je n'étais plus celui auquel tu disais:
"Tu es mon premier amour... Je ne t'oublierai jamais..."
J'ai alors changé de comportement... Ca ne servait a rien de te gener, de te mettre mal à l'aise... Donc je me suis rangé derriere le role de "pitre" vous faisant rire tous les deux, comme un "ami" d'enfance le ferait...
Mais lorsqu'ensembles vous regardiez ailleurs, seulement à cet instant, mon regard se figeait, perdait de son éclat naturel, mon sourire se fanait... Je devenais comme triste... Triste!? Parce que spectateur d'une scéne, dans laquelle j'aurais pu être un acteur, si ma vie n'avait pas changé, si je n'étais pas parti...
Je vous ai donc laissé, vous étiez heureux de m'avoir vu. Vous m'avez invité au mariage.
J'avais le sourire aux lévres... Mais un sourire faux... que personne ne remarque comme tel.
Ce soir donc je rentre chez moi comme tous les soirs.
Je reléve mon col, remonte mon sac sur mon épaule et commence lentement mon chemin...
Comme tous les soirs, je vais diner seul, dans un nouveau restaurant, "pour tester".
Comme tous les soirs, je vais rentrer tard... Car personne ne m'attend vraiment...
Comment tous les soirs shira sera là, elle. La seule à m'attendre réellement.
La seule qui ait besoin de moi...
En rentrant, je repense à tout ça... à ce qu'est ma vie, à ce quelle aurait pu être si je n'étais pas parti...
A ma solitude malgré mes 27 ans... A la pseudo "vérité" que certaines donnent au verbe "aimer" lorsqu'il m'est destiné... A la difficulté de vivre sous le coup de la célébrité... A ma vie professionelle qui, elle, est réussie... A Ayabie qui est une seconde famille pour moi... Aux gars qui sont là malgré les difficultés qu'on a pu rencontrer... A l'amitié qui nous unie... Peut être aussi à l'amour... Mais surtout...
A l'incapacité du monde à réchauffer mon coeur...
"